La parole à celles et ceux qui ont fait le club pendant toutes ces années !

Christophe CAILLABET a 49 ans et vit à Angoulême. Il est conseiller technique sportif de handball en Nouvelle-Aquitaine, analyste vidéo de l’Équipe de France féminine de handball et accompagnateur du développement de la performance humaine et sportive. Avant tout cela, Christophe est passé par le RMH, il a entraîné l’équipe première dès les débuts du club. Après quelques années, il partira en 2005 pour poursuivre sa carrière au pôle espoir d’Angoulême et laisser la place à Olivier Mantes.

Bonjour Christophe, comment es-tu arrivé au RMH ?
Je suis arrivé un an avant la création du RMH, à l’ASPTT Rennes aux Gayeulles en 2000. J’étais nommé à Vannes et je cherchais un club à entraîner… Et là, j’ai rencontré René !!! Et Gisèle.

Parles-nous de ton passé au sein du club …
J’entraînais l’équipe seniors filles de l’entente ASPTT/CPB Rennes et avec tous les dirigeants, nous avons rapidement partagé l’idée de créer un club de la métropole pour faire grandir le hand féminin à Rennes.
J’ai entraîné cette équipe pendant 5 ans avec des hauts et des bas et au final une réussite sportive mitigée.
J’ai ensuite été muté en Charente pour prendre la responsabilité du Pôle Espoir d’Angoulême, j’ai quitté le RMH en 2005.

Quel est ton meilleur souvenir au RMH ?
J’ai deux souvenirs qui me reviennent en mémoire. Le souvenir d’une réunion avec René, Gisèle et tous les dirigeants des clubs alentours où nous avons acté symboliquement la création du RMH (2001). C’était pour moi le début d’une aventure dont je mesure aujourd’hui, pour cet anniversaire, l’ampleur qu’elle a prise.

Quel est ton pire souvenir au RMH ?

Un autre souvenir me revient et il est paradoxalement magique et cruel dans mon esprit : Le souvenir d’un match à Plouagat (je crois) où Christelle Marceau l’un de nos pivots, réalise une action qu’elle cherchait à effectuer depuis de nombreuses semaines à l’entraînement. Un pur moment de bonheur dans ses yeux ! Ce souvenir est finalement cruel parce qu’au cours de l’action suivante, elle se blesse gravement au genou…

Qu’est-ce que tu penses avoir apporté au RMH ?
J’ai probablement apporté mon engagement et du travail et j’ai contribué à la vision d’un avenir différent.
Et pour l’anecdote, je crois que des années après mon départ, quelques joueuses passées au Pôle Espoir d’Angoulême sont venues jouer au RMH… (Marie, Chloé, Laura, Agathe…)

Qu’est-ce que le RMH t’a apporté ?
Le RMH m’a apporté le plaisir de partager un projet avec les joueuses et les dirigeants. Au RMH, j’ai également fait de très belles rencontres malheureusement un peu éloignées désormais.

Quelle est la personne qui t’a le plus marquée au RMH ? Pourquoi ?
René. À mon arrivée à l’ASPTT, il était la cheville ouvrière du club et de cette équipe. Que de moments, d’échanges, d’émotions partagés avec lui ! Aujourd’hui encore, nous échangeons de temps en temps.

Si le RMH était un animal, ce serait ….
Une chrysalide devenue un magnifique papillon.

Si le RMH était une devise, ce serait ….
Rêver en conscience.

Que peut-on souhaiter pour le RMH dans les années à venir ?
À court terme, le statut VAP et une assise dans le haut de tableau de la D2F pour devenir ensuite le deuxième club breton de Ligue Butagaz Énergie !!!

Merci Christophe !

Photo: 2003-2005

Photos : René Le Bihan, André Alain