La parole à celles et ceux qui ont fait le club pendant toutes ces années !

Clothilde Delong, 43 ans, est arrivée au Rennes Métropole Handball pour les débuts du club en 2001. Elle est aujourd’hui architecte à Rennes. Elle revient pour nous sur son parcours à l’occasion des 20 ans.


Comment es-tu arrivée au RMH ?
Je suis arrivée a Rennes depuis mes Vosges natales en 1999. J’étais à l’ASPTT Epinal, et suis allée frapper à l’ASPTT Rennes en arrivant. C’est donc par le biais de l’entente CPB- ASPTT que je suis arrivée au RMH, dès le début de l’aventure.

Parles-nous de ton passé au sein du club
J’étais d’abord simple joueuse de champ ( arrière droite la plupart du temps) , puis il a manqué de gardienne à un moment donné. J’y avais joué un peu en UNSS dans ma vie de lycéenne, et j’aimais les sensations et le côté tête brulée et concentration de ce poste ; j’ai dont dépanné !!
J’ai entrainé un peu (les minis hand et ensuite les moins de 13 ou -15 ?). J’ai conduit des minis bus pour aller jouer à droite à gauche, coaché des filles, applaudi les équipes de mon club quand j’ai été sur le banc.
J’ai fait partie du bureau, j’ai arbitré, je me suis occupée de l’agencement intérieur des locaux de l’asso, j’ai préparé des kilos de petits fours pour les cérémonies d’après match…
J’ai aussi joué en loisir.
Bref, j’ai fait « COUTEAU SUISSE » pendant près de 10 ans, avec plaisir de rencontrer des gens bien, de redonner un peu de ce qui m’avait été offert en étant gamine dans une autre région et avec d’autres gens bien !!

Quel est ton meilleur souvenir au RMH ?
J’ai une mémoire toute pourrie, et c’est la globalité de ma « carrière » de handballeuse qui est désormais un très bon souvenir.
S’il en faut un précis : la victoire à Brest pour la montée en N2, j’étais gardienne à ce moment là, et l’adrénaline n’avait jamais été aussi forte !

Quel est ton pire souvenir au RMH ?
L’annonce d’un décès dans un minibus allant vers un gymnase breton, avec un retour à Rennes sans jouer le match.
Et saison entière avec des défaites (coachée par Christophe Caillabet) malgré une cohésion d’équipe et beaucoup de travail à l’entrainement…

Qu’est-ce que tu penses avoir apporté au RMH ?
J’ai apporté mon adaptabilité… voir côté couteau suisse au point 3 😀

Qu’est-ce que le RMH t’a apporté ?
Cela m’a apporté.. beaucoup des choses que j’avais laissé derrière moi en partant de Lorraine.
Des copines, une deuxième famille avec les entraineurs/dirigeants/joueuses. Et des amis, toujours présents.
Et plus tard un amoureux, croisé sur un terrain de hand (ou a sa buvette), une fille… ma vie quoi !

Quelle est la personne qui t’a le plus marquée au RMH ? Pourquoi?
Les 2 entraineurs que j’ai eu, Christophe Caillabet et Olivier Mantès. Deux styles différents mais tous les deux avec beaucoup de rigueur et d’humanité. Deux personnes pour qui on a envie de toujours faire bien/mieux. Envie de se surpasser sur le terrain au même titre que ses coéquipières.

Si le RMH était un animal, ce serait ….
Si l’éléphant symbolise la sagesse, la mémoire, la longévité et l’intelligence, ça me parait pas mal !!

Si le RMH était une devise, ce serait ….
“La famille est plus importante que les individus qui la constituent.”
Il y a eu des dirigeants et des joueuses à passer, rester (et même trépasser )… Quelques membres fondateurs sans qui le club ne serait pas là, mais tous apportent ou ont apporté une pierre à l’édifice, avec ses qualités, le don de son temps et de son énergie pour faire un peu avancer « La Famille » du club.

Que peut-on souhaiter pour le RMH dans les années à venir ?
Rester un club « familial » qui permet de grandir sportivement et humainement avec des valeurs.

Merci Clothilde !

Photos : Clothilde Delong, René Le Bihan